Une année s’achève qui laisse place à de nouveaux horizons

Fin d’une année, début d’un nouveau cycle, j’aime faire le bilan.

Beaucoup de choses ont été accomplies durant l’année 2017.
J’avais commencé l’année avec une nouvelle configuration de home studio, un nouveau système qui allait me permettre d’enregistrer de nouveaux titres d’une manière encore plus pro.

aftara-espoir-carré.jpgC’est ainsi que tout au long du printemps sont sortis « Te Figer » (mars), « Un Pont dans le Temps » (avril), « Être Libre » (juin), « Espoir » (juillet). J’ai compilé ces titres sous un album sur la plateforme Bandcamp.
Si je devais mettre un mot unique sur chacun de ces titres, ce serait, respectivement : flânerie, souvenir, délivrance, lumière.
A travers ces quelques morceaux, j’ai pu peaufiner ma méthode de production musicale, travailler sur le chant et sur le son général. Ces morceaux sont empreints de tout ce qui m’est cher : de grandes ambiances, du rythme, du lyrisme, de la mélancolie, des thèmes intimistes. Je suis très content du travail accompli et de l’avoir partagé avec un maximum de personnes sur les réseaux et dans mon quotidien. Je sais que vous avez partagé mon enthousiasme !

Après l’été, il a fallu préparer un live avec quelques élèves à Cité Nature, l’occasion de jouer « Un Pont dans le Temps » en acoustique dans une ambiance feutrée. Une très bonne expérience.
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L’automne a aussi été l’occasion de refaire la production de l’album 7 titres « Utopia » sorti en 2015. La production initiale n’était pas à la hauteur des morceaux écrits, c’est pourquoi je les ai remixés et remasterisés pour leur faire honneur et pouvoir les présenter à nouveau à mes auditeurs. Le résultat est immersif et épique, un vrai voyage musical !

DRGaecGXcAYw6Xi.jpg:large.jpegJ’ai ensuite eu l’envie de m’attaquer à un défi : enregistrer le plus de musique en une 10e de jours. Un rythme assez soutenu compte tenu des cours qu’il a fallu assurer au quotidien, tout en prenant soin de poster photos, extraits vidéos ou musicaux en direct sur la page dédiée. 24h d’enregistrement cumulés qui sont en ce moment même en cours de production et qui donneront 8 titres que vous allez bientôt pouvoir découvrir. Il s’agissait cette fois de travailler en continu et non d’enregistrer les morceaux un à un comme cela avait été le cas au printemps.

 

L’année s’est clôturée en Alsace, entouré des montagnes vosgiennes. Ce séjour a complété les quelques moments forts qui ont ponctué l’année en termes d’inspiration, entre autres : les Ardennes et l’Allemagne (pendant la composition de « Un Pont dans le Temps »), la venue d’amis indiens et la visite de Bruges (pendant la composition de « Être Libre », on entend d’ailleurs un choeur enregistré dans la cathédrale)…

Je vous souhaite donc une très bonne année 2018, nous découvrirons ensemble ce qu’elle nous réserve !DSnDgEoWAAACGM7.jpg:large.jpeg

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Relever des défis !

Qu’il est bon de relever un défi, de repousser ses limites ! Bon, c’est à moitié vrai me concernant puisque j’ai horreur de subir la pression !

Mais voilà, dans le petit confort de mon home-studio, à travailler au rythme que j’ai envie, quand j’en ai envie, il est judicieux de savoir introduire un peu d’agitation.

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C’est de ce constat qu’est née l’idée de me lancer dans ce challenge. Je me suis donc alloué un crédit-temps de 24 heures réparties sur 6 à 8 jours. (à l’heure où j’écris l’article, cela se rapproche plus des 8 jours !)

J’aime l’idée de provoquer la spontanéité, d’éviter de sombrer dans le perfectionnisme compulsif, de travailler l’efficacité pour aller directement à l’essentiel.
A la lecture du journal de bord, vous découvrirez que je me pose des questions, que j’ai la volonté d’explorer les sons différents qui sont à ma disposition (les effets de guitare, les sons de synthé, les instruments acoustiques,…) tout en restant fidèle à mon univers musical.

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Ainsi, entre les cours de guitare, dès que j’ai un moment libre je fais une séance d’enregistrement. J’étais parti dans l’idée de faire des séances de 3h, mais il s’avère difficile de faire des séances de plus de 2h30 puisqu’il y a les cours et la vie à gérer mais aussi car les séances demandent beaucoup de concentration.

Ce défi est aussi une aventure interactive puisqu’il est possible de la suivre en direct grâce à Twitter et au hashtag #ChallengeABMusic, via lequel des extraits vidéos des enregistrements ainsi que des photos ou commentaires sont publiés, en anglais puis en français. Pour ceux qui n’utilisent pas ce réseau, pas de panique ! Une page internet intègre ce fil « live » et propose également un journal de bord où je commente rapidement les séances ainsi que des extraits audio édités puis envoyés sur Soundcloud.

En espérant que cette aventure vous plaise, vous inspire et vous fasse voyager musicalement !

Les Profondeurs de l’Imagination

Entrons aujourd’hui dans les profondeurs de l’imagination, explorons les images, les univers, qui ont inspiré « Utopia ».

J’ai déjà eu l’occasion de vous en parler, cet album respire l’urbanisme imprégné de nature, de futurisme, d’utopie, mais aussi de fantasy.

Les images m’inspirent beaucoup, et dans ce domaine la bande dessinée joue un rôle central, et cela a été évidemment le cas durant le processus de création d’Utopia.

Voici quelques exemples…

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« Les Arcanes du Midi-Minuit » est une série de bandes dessinées à l’univers fantasy-rétro, faisant parfois penser au steampunk. Des enquêtes surnaturelles se déroulent dans la ville de York où se cotoient plusieurs espèces, à une époque d’influence victorienne.

« Le Vent dans les Saules » est une BD adaptée du livre du même nom, célèbre classique de fantasy animalière. La nature, la ville, la campagne, l’art de vivre, prendre le temps, tout cela se retrouve dans ces histoires qui nous font nous imprégner de chaque saison, elles-mêmes dépeintes avec beaucoup de réalisme et de sensibilité.

citesobscureshorsserie06Tant que nous sommes à évoquer les BDs, j’ai fait récemment une découverte surprenante : l’album « L’Echo des Cités » de Schuiten et Peeters.
Il était mis en avant à la bibliothèque et la couverture m’a tout de suite interpellé.
En parcourant les pages, j’ai été frappé par la ressemblance du visuel, de l’univers dépeint, avec les images que j’avais eu en tête en écrivant le titre « Trapèzes ». Cet album est inspiré du style steampunk, et très influencé par l’imagerie de Jules Vernes et ses univers singuliers.

Il m’était arrivé la même impression en lisant l’année dernière « Oedipe Roi ». Le titre « Soleil » pourrait très bien être la bande son de cette tragédie grecque, de son monde et ses personnages. Un paysage enflammé, où tout y est paisible au départ, mais où un destin tragique, hors du commun, se joue.
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Je suis également inspiré par les jeux vidéos et pendant l’écriture d’Utopia, je jouais en particulier à Pandora’s Tower sur Nintendo Wii. L’univers minéral, végétal, le côté spirituel ainsi que l’histoire mettant en scène des mythes antiques m’ont profondément marqué. L’ambiance de ce jeu de rôle est unique et il y a un peu de ça dans « Utopia ».

 

De_Lakenhal_met_het_Belfort,_Ieper.jpgLes promenades que je fais sont aussi source d’une grande inspiration. « Trapèzes » a été inspiré par ma découverte de la ville de Ypres. Le titre « Jardins » parle de lui même. Quant à Urbana, c’est sans doute le titre le plus inspiré par la modernité des villes. Il pourrait être la bande son d’un space opéra, d’une cité-planète issue d’un Star Wars ou d’un Star Trek, mais l’on pourrait encore y voir la mise en musique de cités tentaculaires et super modernes comme Tokyo.

« Souvenir » se démarque et a été écrit en hommage à mes étés passés à la mer avec ma compagne. La nostalgie y est très présente et ce morceau est empreint de souvenirs au bord de l’eau, pendant la saison estivale.
Le dernier titre, « Utopia », m’évoque plutôt une forêt vierge, dense, verdoyante où j’aime imaginer une cité où des hommes et d’autres espèces vivent en parfaite harmonie, en ayant su se fondre parfaitement dans le milieu naturel. Encore une fois, ce sont des thèmes chers à la fantasy.

Voilà, vous en savez un peu plus sur les inspirations qui ont imprégné cet album, qui est sorti en version remixée ce mardi 21 novembre !

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La musique vient du musicien

Nouvel article, où je vais parler de guitare, de ma ville Arras, des magasins de musique,… Attention, la dernière phrase est un spoiler !

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Voici mon éternelle guitare Ibanez. Un modèle d’entrée de gamme de la marque, mais qui m’a toujours surpris par son rapport qualité-prix.
Comme tout musicien, je suis attiré par le côté matériel de notre univers. Qui ne se laisse pas rêver en feuilletant les magazine spécialisés, les catalogues, ou les sites Internet ?

Mais voilà, avec une guitare toute simple, j’ai enregistré tous mes morceaux depuis son acquisition, ce qui correspond à mes premiers enregistrements : fin 2004. La musique vient du musicien ! J’aurais pu à plusieurs reprises la changer, et qui sait si à l’avenir ça ne se fera pas, mais elle est toujours là pour le moment. Les micros sont polyvalents, le manche rapide et très pratique, le look sobre. Et surtout, depuis le temps, j’ai appris à la connaître parfaitement ! C’était à Lille, chez Royez Musik.

Aujourd’hui j’ai la chance d’habiter à Arras, une ville moyenne qui propose un choix sympa de magasins de musique. Ils résistent ! Etant donné que je n’ai pas un budget de dingue et qu’en plus je n’aime pas être perdu dans trop de choix et de tentation, je trouve mon bonheur chez Occazik. Un petit magasin d’occasion, avec ses arrivages imprévisibles, le tarif « occasion », le côté brocante et les surprises qui vont avec.
Pour mes élèves cherchant du neuf, ils trouveront ce qu’il faut chez « Arpèges » , plus généraliste, le vendeur connait le matériel de musique au sens large ainsi que les dernières tendances. Il y a également « Rock 7 » , le patron est passionné et donne des conseils sans langue de bois, ce qui permet de revoir son idée des marques. N’oublions pas l’atelier de lutherie « Guit’Art et Sens » , une vraie chance de pouvoir régler, réparer ou carrément imaginer la guitare de ses rêves.

De vrais lieux de rencontre avec une ambiance bien à eux ! Mais un combat de titan avec les marchands en ligne avec qui ils se partagent désormais la part du gâteau, il faut vivre avec son temps ! Mais ces petits commerces racontent une histoire, et toute la magie de la chose réside dans le fait qu’on peut faire partie de cette histoire !

Bref, je repars à ma guitare, les cordes ont été changées, je l’ai nettoyée attentivement et j’ai entretenu et nourri la touche avec un peu d’huile essentielle de citron. Elle est donc prête pour enregistrer de nouveaux titres 😉

Utopia, réalisation

Fin 2014, je décide de passer à autre chose musicalement, après quelques temps sur le projet After R. Projects et ses quelques réussites : de belles rencontres avec de nouveaux fans, des titres qui ont leur petit succès. 2015 allait voir un nouveau projet aboutir.

artwork7artwork pour Utopia, par Joakim Olofsson

Utopia. Des titres cyber-rock. Retour sur le cheminement jusqu’à cet album.

Cela fait un bon moment que je fais de la musique. J’ai démarré la composition en 2003, et tout ce temps passé à créer et inventer, à être immergé dans des états d’esprit, à se laisser envahir par l’inspiration, a vu son cortège de projets. Mais forcément, je me suis parfois dispersé.

rune bailleulconcert à Bailleul, France, 2008

Entre les morceaux métal, ambiant, folk/acoustique (photo, 2008), rock, ou progressif, la musique m’a permis d’explorer des sentiers divers. Et j’en suis arrivé en 2015 à vouloir faire quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un moment : inclure des éléments électro dans mes titres.

J’avais à l’esprit comme point de départ un univers utopique, quasi fantasy, où toutes les civilisations vivent en harmonie, où nature et ville se mêlent. Et cela a donné Utopia, un album de  7 titres. Il arrivait à un moment de ma vie où je rêvais d’utopie, de mégalopoles, de cosmopolitisme.

future_cities.jpgartwork alternatif utilisé pour Utopia, par answersanswers.com/art

Je décris volontiers ce projet comme étant musicalement du cyber-rock chaleureux. Car en effet, les atmosphères y sont tantôt chaleureuses, tantôt froides, synthétiques.
Avec du recul, j’ai très vite été insatisfait de la production de cet album. Elle me paraissait trop brute, elle ne rendait pas hommage aux compositions, à l’ambiance voulue. J’ai donc décidé de retravailler cela cet automne.

Bénéficiant de la nouvelle configuration du home-studio, j’ai pu retravailler les enregistrements originaux avec le recul et l’expérience des nouvelles techniques acquises depuis 2 ans à travers les 6 singles que j’ai sortis depuis.
Le but a été de donner plus de vie, d’amener plus de créativité dans les 7 morceaux. J’ai pu améliorer le côté spatial du son, donner plus de puissance et de caractère aux instruments, avec toujours en ligne de mire l’image d’une musique entre urbanité et nature sauvage.

Les titres se succèdent et sont parfois épiques, parfois nostalgiques. Ils évoquent tour à tour les villes, les vastes espaces, la nuit, le soleil brûlant. Des guitares, du piano, des sons synthétiques, des nappes planantes, du chant, des chœurs… Un space opéra musical somme toute très modeste, à mon humble niveau !

J’ai fixé la date de sortie de cette nouvelle version au 20 novembre 2017, j’espère que vous serez au rendez-vous pour (re)découvrir cette partie de moi.

Comme un Pont dans le Temps – retour sur un titre

Vendredi j’ai donné un concert en accompagnant quelques élèves de mes cours de guitare. Avec la préparation que l’événement impliquait, j’ai pris du retard sur le blog et un nouvel article n’a pas pu être publié comme chaque vendredi.
Je me rattrape donc avec 2 posts cette semaine : un aujourd’hui et un autre à venir en fin de semaine !

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Durant le concert, outre les reprises de titres connus, j’ai inclus dans le set mon titre « Un Pont dans le Temps ». Comme chaque morceau que je crée, il a sa propre histoire, je vous propose aujourd’hui de la découvrir ensemble.

« Un Pont dans le Temps », c’est l’histoire d’un lien invisible qui s’est formé dans ma tête, entre le passé et le présent, au moment de la création de ce morceau. Un lien entre souvenir et « aujourd’hui ».
Il y a une dizaine d’année, des lieux ont marqué mon esprit. Avec ma compagne, nous partions sur les routes de Belgique et d’Allemagne, à la découverte des villes et paysages des contrées voisines. Me restent en tête les atmosphères tantôt boisées, citadines, ou industrielles. Je ressens par moment l’appel de ces lieux, un peu comme un homme peut ressentir l’appel de la mer ou de la montagne.

Il se trouve que cette année nous avons décidé d’aller faire un court séjour dans les Ardennes belges, au printemps dernier. Les paysages étaient magnifiques. Sur la route du retour, plutôt que de rentrer, nous avons décidé de prolonger notre séjour en nous dirigeant vers la ville de Saarbrücken (Sarrebruck) où nous avons ensemble de bons souvenirs depuis plusieurs années.

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En réalité, j’ai vécu ce séjour comme un bond dans le temps. Mais plus qu’un bond, il s’agissait en réalité d’un « pont » : un lien intime entre le vécu passé et le moment présent. Comme une boucle bouclée. Comme un pont qui vous permet de traverser une rivière, celui-ci me permettait de retrouver une partie de moi-même qui sommeille, avec les yeux et l’expérience d’aujourd’hui !

La chanson fait donc référence aux « grandes odyssées », aux « rêves » d’antan. J’y évoque les collines des Ardennes (montagnes dans les cieux), les villes à la tombée de la nuit, l’eau, les statues,… Autant d’éléments qui imprègnent mon inspiration tout au long de l’année, d’autant plus dans ce genre de moment très inspiré !
Cela a été un grand bonheur de pouvoir interpréter cette chanson en public, en accompagnant mes élèves !