Redécouvrir un ancien solo.

Pas facile de rejouer dans son intégralité un solo que l’on n’a pas joué depuis des années…
En plus c’est un de mes plus longs solos, et sans hésiter le plus bluesy, issu d’un de mes titres préférés de la période 2012-2014 : Every Leaf.

C’est parti !

PS : le titre original en entier ici : https://afterrprojects.bandcamp.com/track/every-leaf

Publicités

DIY merchandising

En tant que musicien indépendant, j’aime beaucoup créer des objets à la main, que je mets ensuite à la vente en série très limitée.
Parfois avec l’aide de petites mains créatives, d’autres fois seul, je jouis d’une parfaite liberté dont les seules limites sont techniques !

Pour illustrer cette tendance, j’ai eu l’occasion, il y a 3 ans, de sortir un album de titres live joués lors de session sur Internet. J’avais regroupé les images du processus de création sous un album qui a approché les 10 000 vues. Cela a été une expérience vraiment excellente.

Quand on est dans la scène underground, on essaie de faire le top avec peu de moyens, et l’on essaie aussi de proposer aux auditeurs un bon mix entre présence musicale en ligne et objets physiques associés, pour les collectionneurs mais surtout pour que l’auditeur qui désire apporter son soutien puisse le faire. Sans cela le projet musical serait uniquement virtuel. Or, le matériel, les instruments, et toutes les étapes de la création musicale sont bien réels, et ils réclament des moyens financiers et du temps.

Depuis le mois de mai, je suis en train de travailler sur 2 objets en particulier : une clé usb en bois, sur laquelle j’ai imprimé un design inspiré et créé à partir d’un visuel original, trouvé lors de mes explorations sur Pixabay. Je suis repassé au stylo pour accentuer le dessin qui me semblait trop peu marqué. Des lignes graphiques simples et esthétiques pour illustrer l’album que contiendra ce support : « Utopia » (remixé en 2017).

Le second objet sera un CD dans une pochette en papier épais, avec pliage-maison (merci Pinterest cette fois) affichant le visuel de l’album qui sera gravé sur le CD : « Dans les Vapeurs de la Ville » (2018). Ci-dessous mon 1er essai, j’ai depuis inversé les couleurs et ajouté du contraste.

IMG_20180522_184305_1

J’ai maintenant hâte finaliser tout ça et de proposer ces objets dans la boutique Bandcamp, qui pour l’occasion sera réapprovisionnée avec divers autres objets, non DIY pour le coup : des magnets, stylos, ainsi que d’autres idées que je vais développer cet été !

Souvenirs d’un échange inoubliable

Voilà, ça fait un an.18891566_1550084715002187_2251944773138086286_o
Jour pour jour, il y a un an, nos invités Indiens quittaient Arras pour continuer leur voyage en France.

Une semaine venait de passer, intense en échanges, découvertes, partages et moments vécus ensemble, en toute simplicité.

Avant l’arrivée de ce groupe de visiteurs venus d’Inde, accueillis dans nos foyers à Arras et alentours, grâce à l’association Perspectives Asiennes et leur représentante locale Valérie Belleville, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. L’expérience me paraissait immanquable, mais suscitait des questionnements. Comment cela allait-il se passer ? C’était l’inconnu pour moi !

Mais ce groupe et le nôtre avons instantanément fait connaissance, et la soif de découvrir mais surtout de faire découvrir nos habitudes, notre territoire, nos modes de vie, les belles choses à faire ou à voir, a rendu ces moments vécus ensemble inoubliables. Les personnalités différentes de chacun ont fait la richesse de l’expérience, placée tour à tour sous le signe de l’humour, des confidences (échanges sur nos modes de vie), des promenades contemplatives (la mer, le Cap Blanc-Nez), de la gourmandise (les frites, les gaufres !).

A titre personnel, j’y ai retrouvé un certain sens à ma vie, où dans notre quotidien nous avons tendance à être enfermés sur nous-mêmes, dans notre routine, peu enclins à s’ouvrir vers l’extérieur, à pousser la porte de la découverte de l’autre. Qui plus est dans une société actuelle qui a quelques problèmes à intégrer l’autre, à accepter la différence, et se sent menacée dans ses petites frontières établies.
La phrase de mon titre « Être Libre » qui allait sortir dans la foulée, « être présent aux autres », avait pris tout son sens, l’expérience m’avait fait me sentir vivant.
Pendant ce court échange, cela s’est fait de manière spontanée, sans aucun a priori ou fermeture d’esprit, avec beaucoup de respect et d’écoute. Un partage innocent, comme des enfants qui veulent réciproquement se faire découvrir leur petit univers.

Une bien belle semaine en votre compagnie chers amis Indiens et Arrageois.

18922745_10155627504549063_4172107005630512598_o.jpg

Escapades, églises et samples

En cherchant une idée d’article pour cette semaine, j’avais en tête l’image du concert d’Arena (UK) que j’ai été voir à Verviers (Belgique) cette semaine.
J’ai posté une photo de la ville mettant en scène l’église, il y a quelques jours (ici, ajoutez-moi 😉 ).
Cela me ramène également à la photo de Saarbrücken (Allemagne) postée quelques jours plus tôt, puis de celle de Monschau (Allemagne), encore plus tôt !

Outre un beau sujet de photographie pour partager un souvenir d’escapade, j’aime ces lieux de belle architecture et de calme.

Parfois, cela a aussi été l’occasion d’y enregistrer, sur le vif, sans l’avoir prévu, un concert d’une chorale, ou encore un chœur d’enfants fêtant Noël.
Ces samples, captés avec un simple smartphone et retravaillés, ont pu se retrouver dans ma musique.

Sint-SalvatorskathedraalAinsi une chorale dans la cathédrale de Bruges (Belgique) est à l’honneur dans le « break » du titre « Être Libre » sorti l’année dernière.
Plus récemment, dans le tout nouvel album, le titre « Evanescent » contient un chœur d’enfants sur la partie finale.
J’adore travailler une partie sonore insolite pour l’adapter à une musique en pleine création ! Et, avis personnel, le rendu lo-fi apporte quelque chose d’authentique, de mystérieux.

Quel style de musique joues-tu ?

En voilà une question que l’on me pose souvent.
Et à laquelle il est toujours difficile de répondre ! On peut être musicien sans vraiment savoir parler de sa musique, ça touche à l’intime. Avec le temps, on apprend à le faire !

Tentative d’explication.

Mes morceaux enregistrés en mode électrique ont un son métal (les guitares électriques, le son imposant) et un esprit très mélodique. Le tout incorporant des éléments électroniques. Les guitares sont souvent épiques, les rythmiques saccadées et les solos lyriques. C’est l’aspect mélodique et l’ambiance que retranscrit la musique qui priment.

Au delà du style, j’essaye de dépeindre des visuels. Papromenader exemple, au cours des années 2013 et 2014, il s’agissait avec chaque nouveau titre de créer une ambiance différente. Elle pouvait être romantique (Promenade), inspirée d’un paysage, de la mer (The Raging Sea…), d’une saison,… En 2015, l’album « Utopia » illustrait un lieu de vie utopique, entre urbanisme et nature, l’homme et la nature réconciliés dans un futur idéalisé. Plus tard, après 2 morceaux plus calmes et aériens en 2016, les titres sortis en 2017 promouvaient l’envie de vivre, de faire l’expérience d’une vie épanouissante. L’évasion était au coeur de la musique. Enfin, en 2018 avec l’album « Dans les Vapeurs de la Vi[ll]e », la musique illustre des questionnements sur le sens de la vie et développe plus loin et de manière plus concrète les thèmes des titres de 2017.

A côté de cela, j’ai aussi une facette acoustique, où il s’agit de développer l’aspect mélodique de manière plus intime. Dès que je prends une guitare folk ou classique, j’aime jouer en arpèges, riches en mélodies. C’est une toute autre façon de m’exprimer, moins « sophistiquée ». C’est aussi l’occasion d’explorer d’autres sonorités : l’acoustique invite parfois au voyage en allant vers d’autres sphères (orientales, musiques du monde).

IMG_20171006_205805.jpg

Enfin, il faut évoquer le rôle du chant dans tout ça. Quel que soit le style, je vois le chant comme un instrument supplémentaire. Il n’y a pas d’obligation à sa présence, il est là pour ajouter un autre élément, parfois en racontant une histoire, parfois en étant simplement une ligne mélodique.

Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas uniquement de savoir quel style est joué.
Ce son particulier que j’ai développé en mode électrique ne peut être reproduit en acoustique, c’est impossible. L’inverse est tout aussi vrai ! C’est très complémentaire, deux faces d’une même pièce, les deux ne peuvent s’ignorer. Je ne me vois pas abandonner l’un pour uniquement me consacrer à l’autre. J’aime aller au delà des styles, je joue à ma manière une musique qui, dans mon esprit, retranscrira un moment de vie, une réflexion, une utopie,… Et je la partage avec mes auditeurs 🙂

Petite session autour d’un thème musical que j’adore

A l’origine, « Dancing Arabesques » était une session musicale que j’ai jouée en live sur Internet en 2015, et semi improvisée.
J’avais préparé ces thèmes musicaux un jour ou 2 auparavant, pensé à la structure et aux sons qui allaient être à l’œuvre, et c’était parti pour 10 minutes de musique expérimentale, sans filet, diffusée pour mes fidèles auditeurs.

Le résultat a été une session d’inspiration orientale, proposant ce qui sera le thème musical le plus positif que j’ai jamais écrit.

Et je me suis amusé à le rejouer, quel plaisir !

Des mathématiques ! Estimons le temps de travail sur mon nouvel album.

Aujourd’hui nous allons faire des maths… Eh oui, vous m’en voyez fort désolé !
Mais je vous rassure, les chiffres qui vont être donnés durant cet article sont pleins de surprise !

math-1500720_1920.jpg

Comme vous le savez, chaque semaine sort un titre de mon nouvel album « Dans les Vapeurs de la Ville ». Et, pour vous donner une idée du travail que cela a représenté, j’ai travaillé sur quelques statistiques.

Commençons par le plus simple : j’ai enregistré ces morceaux durant le mois de décembre durant un défi qui consistait à enregistrer au home-studio le plus de musique possible dans un total de 24 heures, qui se sont étalées sur 12 jours.

Première donnée : 24 heures de travail d’enregistrement

Il a fallu ensuite trier, éditer et mixer les pistes IMG_20180117_160642.jpgobtenues.

Le logiciel multipiste Ardour n’enregistre pas de statistiques sur le temps de travail effectué sur les morceaux, et je n’ai pas tenu de journal de bord. J’ai mixé quand j’ai pu : entre les cours de musique que je donne, puis dans mes moments libre. Pour estimer le temps dédié à cette étape, j’ai du réfléchir un peu.
J’ai fait une moyenne grâce à 3 semaines types : l’une où je réussis théoriquement à beaucoup travailler, une autre où c’est plus modéré, et une dernière où je n’ai pas beaucoup de temps.
J’en arrive à la conclusion que j’ai du consacrer en moyenne 2 heures par jour, pendant les 5 jours ouvrés de la semaine, ce du 11 janvier au 30 mars.
J’ai arrondi pour obtenir un total de 100 heures de tri, édition et mixage.

Nous arrivons donc à un total de : 100 + 24 = 124 heures.

Si l’on divise ce temps par 8, comme les 8 morceaux de l’album, cela donne :
15h et 30 minutes de travail par chanson
Si l’on divise par 21, comme les 21 minutes que totalisent ces 8 titres, cela donne :
6h de travail pour une minute de musique

Et là, je suis moi-même surpris !
Bien sûr, j’ai travaillé à mon rythme, avec les connaissances et la capacité qui sont miennes aujourd’hui. Le but sera à l’avenir d’optimiser tout ça !

Et vous, ces chiffres vous surprennent-ils ?

De la pratique d’un instrument : la voie du milieu

IMG_20160910_115532
Au quotidien, je suis professeur indépendant de musique, principalement en guitare et MAO (Musique Assistée par Ordinateur).
Je vais vous parler aujourd’hui de la pratique d’un instrument à travers l’exemple de la guitare, et raconter quelques anecdotes sur l’entraînement de mes élèves, peut-être se reconnaîtront-ils !

Ceux-ci sont de tous niveaux : du débutant total au musicien plus expérimenté. L’approche de leur pratique sera forcément différente.

coursgg.JPGEn règle générale, je conseille à tous de s’entraîner sur une base régulière (si possible quotidiennement), à travers des séances courtes.
En effet, il est préférable de travailler chaque jour 20 minutes plutôt qu’une seule fois le dimanche pendant 3 heures. C’est une affaire de répétition, il s’agit d’acquérir des automatismes et que l’esprit apprenne les choses par cœur. Bien sûr, partant de cela, chacun trouvera son propre rythme et sa méthode, et adaptera aussi sa pratique à son rythme de vie.

Au fil des années, j’ai eu l’occasion de croiser tous les profils. J’ai eu des élèves qui n’avaient jamais le temps pour la pratique à la maison, avec qui nous répétions beaucoup les mêmes passages durant nos cours.
J’ai même déjà eu des élèves qui donnaient l’impression de souffrir et que c’était la corvée…
La vie moderne peut s’avérer très prenante, chronophage et fatigante. Il faut que l’apprentissage de l’instrument trouve sa place et soit un moment de détente malgré l’effort à y consacrer. Je me suis toujours fait la remarque : pourquoi apprendre la guitare sans en jouer du tout dans la vie de tous les jours ?
Les enfants sont souvent un peu paresseux et ont plus de facilité à prendre la manette de la console que de se mettre à la guitare ! Il faut les pousser et les accompagner pour que l’effort devienne plus sympa et soit récompensé. Parfois, quand je leur présente une tablature de 2 lignes, plutôt facile, ils me regardent comme si je leur demandais la lune ! Ils ne se doutent pas que certains morceaux travaillés peuvent faire 4, 5 pages ou plus…

A l’extrême inverse, j’ai des élèves qui bodybuilder-3263274_1920.jpgdétiennent des records. De souvenir, l’entraînement le plus long dont on m’ait parlé faisait 4-5 heures ! Énorme, je doute avoir joué autant à un moment donné de ma vie ! Un de ces élèves avait d’ailleurs tendance à somnoler tout en jouant, sans doute à force de répéter un passage hypnotique ! L’anecdote m’avait fait beaucoup rire ! Ce sont des personnes qui se donnent à fond dans une activité quelle qu’elle soit, et qui aiment aller au bout des choses, c’est admirable.

La vérité doit se trouver quelque part entre ces 2 approches.

Car quoi qu’il en soit, apprendre un instrument c’est comme apprendre une langue : il faut pratiquer, se mettre en condition réelle, travailler des morceaux entiers en complément d’exercices, appréhender des situations musicales différentes, c’est très stimulant !
Et surtout, au bout du compte, il faut aimer jouer, prendre plaisir à faire de la musique, et ce à chaque fois que l’envie nous prend ! Amusez-vous !

22790099_1574820732564175_248297607_o

 

Influences

Hier, en regardant l’émission de littérature « La Grande Librairie », j’écoutais les écrivains invités discuter de leur dernier livre. Il était question des « codes » qu’ils utilisaient dans leur écriture, de quelles recettes ou de quels outils ils se servaient pour amener le suspense, s’inscrire dans le genre qui est le leur.
Et c’est marrant car en écoutant parfois mes groupes favoris de toujours, quelque chose s’éveille en moi, et j’entends des « codes » que je retrouve dans ma propre musique. Des réflexes, des façons que j’utilise sans même m’en rendre compte.

Je vous propose donc aujourd’hui de faire un tour de ces groupes chers à mon coeur !

J’ai eu plusieurs périodes, peut-être comme chacun de nous, ayant une préférence çà et là pour tel ou tel style de musique suivant la période de ma vie…

Grâce à mes parents, mon enfance a été bercée par le rock 7634_150.jpgprogressif avec des groupes tels que Marillion, Fish, Yes, Riverside, Sylvan, Pendragon, Genesis,…
Le groupe que j’ai vu le plus en concert reste pour le moment Marillion ! Et leur dernier album est une vraie merveille d’inspiration et de travail.

Puis j’ai découvert le métal pendant l’adolescence, avec des groupes qui marqueront à jamais mon esprit. Mon attirance pour la mélancolie s’est exprimé à travers Anathema, Paradise Lost, Theatre of Tragedy, Tristania, Sirenia, Katatonia… Ces groupes laissent aujourd’hui une empreinte très forte dans ma musique. J’ai vraiment une admiration pour leur esthétique musicale et artistique que l’on ne retrouve dans aucun autre courant musical, excepté dans la musique classique avec par exemple les oeuvres de Mozart (Requiem) ou le Lamento della Nifa de Monterverdi.

ad8ed2466efd45a8b3d3ee8847d36411.png
Mon goût de l’épique s’est quant à lui exprimé à travers des groupes indexaussi variés que Blind Guardian, Arjen Lucassen, Rhapsody (of Fire), Bathory, Vintersorg, Summoning.
Les grandes ambiances, le folklore (que j’ai aussi pu retrouver chez Laïs ou Kadril groupes purement folk), les légendes et le côté fantasy, cela m’attirait beaucoup.

Aujourd’hui, après plusieurs années d’ouverture d’esprit, grâce notamment aux cours de guitare que je donne, mais aussi grâce à mon intérêt pour les musiques plus « produites » et électroniques, je m’intéresse énormément à des artistes comme Lana del Rey, the Raveonnettes, Bazart, Twenty One Pilots, London Grammar,… J’aime la vie et l’ambiance qu’il y a dans la musique de ces groupes. J’y retrouve des éléments (nostalgie, énergie, atmosphère,…) que j’aime dans la musique.

61LjbY6tpML._SL1200_

Au final, du rock progressif, j’ai sans doute retenu les constructions épiques et théâtrales de la musique. Du métal, les sonorités lead lyriques qui s’ajoutent aux riffs rythmés. De l’électro-pop je retiens les sonorités synthétiques, industrielles, les atmosphères et la production travaillée. Tout cela baignant dans une aura des plus mélancoliques et éthérées.

J’espère que ce tour d’horizon musical vous a plu et qu’il vous aura permis d’en savoir un peu plus sur mon « background » musical !