La musique vient du musicien

Nouvel article, où je vais parler de guitare, de ma ville Arras, des magasins de musique,… Attention, la dernière phrase est un spoiler !

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Voici mon éternelle guitare Ibanez. Un modèle d’entrée de gamme de la marque, mais qui m’a toujours surpris par son rapport qualité-prix.
Comme tout musicien, je suis attiré par le côté matériel de notre univers. Qui ne se laisse pas rêver en feuilletant les magazine spécialisés, les catalogues, ou les sites Internet ?

Mais voilà, avec une guitare toute simple, j’ai enregistré tous mes morceaux depuis son acquisition, ce qui correspond à mes premiers enregistrements : fin 2004. La musique vient du musicien ! J’aurais pu à plusieurs reprises la changer, et qui sait si à l’avenir ça ne se fera pas, mais elle est toujours là pour le moment. Les micros sont polyvalents, le manche rapide et très pratique, le look sobre. Et surtout, depuis le temps, j’ai appris à la connaître parfaitement ! C’était à Lille, chez Royez Musik.

Aujourd’hui j’ai la chance d’habiter à Arras, une ville moyenne qui propose un choix sympa de magasins de musique. Ils résistent ! Etant donné que je n’ai pas un budget de dingue et qu’en plus je n’aime pas être perdu dans trop de choix et de tentation, je trouve mon bonheur chez Occazik. Un petit magasin d’occasion, avec ses arrivages imprévisibles, le tarif « occasion », le côté brocante et les surprises qui vont avec.
Pour mes élèves cherchant du neuf, ils trouveront ce qu’il faut chez « Arpèges » , plus généraliste, le vendeur connait le matériel de musique au sens large ainsi que les dernières tendances. Il y a également « Rock 7 » , le patron est passionné et donne des conseils sans langue de bois, ce qui permet de revoir son idée des marques. N’oublions pas l’atelier de lutherie « Guit’Art et Sens » , une vraie chance de pouvoir régler, réparer ou carrément imaginer la guitare de ses rêves.

De vrais lieux de rencontre avec une ambiance bien à eux ! Mais un combat de titan avec les marchands en ligne avec qui ils se partagent désormais la part du gâteau, il faut vivre avec son temps ! Mais ces petits commerces racontent une histoire, et toute la magie de la chose réside dans le fait qu’on peut faire partie de cette histoire !

Bref, je repars à ma guitare, les cordes ont été changées, je l’ai nettoyée attentivement et j’ai entretenu et nourri la touche avec un peu d’huile essentielle de citron. Elle est donc prête pour enregistrer de nouveaux titres 😉

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Utopia, réalisation

Fin 2014, je décide de passer à autre chose musicalement, après quelques temps sur le projet After R. Projects et ses quelques réussites : de belles rencontres avec de nouveaux fans, des titres qui ont leur petit succès. 2015 allait voir un nouveau projet aboutir.

artwork7artwork pour Utopia, par Joakim Olofsson

Utopia. Des titres cyber-rock. Retour sur le cheminement jusqu’à cet album.

Cela fait un bon moment que je fais de la musique. J’ai démarré la composition en 2003, et tout ce temps passé à créer et inventer, à être immergé dans des états d’esprit, à se laisser envahir par l’inspiration, a vu son cortège de projets. Mais forcément, je me suis parfois dispersé.

rune bailleulconcert à Bailleul, France, 2008

Entre les morceaux métal, ambiant, folk/acoustique (photo, 2008), rock, ou progressif, la musique m’a permis d’explorer des sentiers divers. Et j’en suis arrivé en 2015 à vouloir faire quelque chose qui me trottait dans la tête depuis un moment : inclure des éléments électro dans mes titres.

J’avais à l’esprit comme point de départ un univers utopique, quasi fantasy, où toutes les civilisations vivent en harmonie, où nature et ville se mêlent. Et cela a donné Utopia, un album de  7 titres. Il arrivait à un moment de ma vie où je rêvais d’utopie, de mégalopoles, de cosmopolitisme.

future_cities.jpgartwork alternatif utilisé pour Utopia, par answersanswers.com/art

Je décris volontiers ce projet comme étant musicalement du cyber-rock chaleureux. Car en effet, les atmosphères y sont tantôt chaleureuses, tantôt froides, synthétiques.
Avec du recul, j’ai très vite été insatisfait de la production de cet album. Elle me paraissait trop brute, elle ne rendait pas hommage aux compositions, à l’ambiance voulue. J’ai donc décidé de retravailler cela cet automne.

Bénéficiant de la nouvelle configuration du home-studio, j’ai pu retravailler les enregistrements originaux avec le recul et l’expérience des nouvelles techniques acquises depuis 2 ans à travers les 6 singles que j’ai sortis depuis.
Le but a été de donner plus de vie, d’amener plus de créativité dans les 7 morceaux. J’ai pu améliorer le côté spatial du son, donner plus de puissance et de caractère aux instruments, avec toujours en ligne de mire l’image d’une musique entre urbanité et nature sauvage.

Les titres se succèdent et sont parfois épiques, parfois nostalgiques. Ils évoquent tour à tour les villes, les vastes espaces, la nuit, le soleil brûlant. Des guitares, du piano, des sons synthétiques, des nappes planantes, du chant, des chœurs… Un space opéra musical somme toute très modeste, à mon humble niveau !

J’ai fixé la date de sortie de cette nouvelle version au 20 novembre 2017, j’espère que vous serez au rendez-vous pour (re)découvrir cette partie de moi.

Comme un Pont dans le Temps – retour sur un titre

Vendredi j’ai donné un concert en accompagnant quelques élèves de mes cours de guitare. Avec la préparation que l’événement impliquait, j’ai pris du retard sur le blog et un nouvel article n’a pas pu être publié comme chaque vendredi.
Je me rattrape donc avec 2 posts cette semaine : un aujourd’hui et un autre à venir en fin de semaine !

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Durant le concert, outre les reprises de titres connus, j’ai inclus dans le set mon titre « Un Pont dans le Temps ». Comme chaque morceau que je crée, il a sa propre histoire, je vous propose aujourd’hui de la découvrir ensemble.

« Un Pont dans le Temps », c’est l’histoire d’un lien invisible qui s’est formé dans ma tête, entre le passé et le présent, au moment de la création de ce morceau. Un lien entre souvenir et « aujourd’hui ».
Il y a une dizaine d’année, des lieux ont marqué mon esprit. Avec ma compagne, nous partions sur les routes de Belgique et d’Allemagne, à la découverte des villes et paysages des contrées voisines. Me restent en tête les atmosphères tantôt boisées, citadines, ou industrielles. Je ressens par moment l’appel de ces lieux, un peu comme un homme peut ressentir l’appel de la mer ou de la montagne.

Il se trouve que cette année nous avons décidé d’aller faire un court séjour dans les Ardennes belges, au printemps dernier. Les paysages étaient magnifiques. Sur la route du retour, plutôt que de rentrer, nous avons décidé de prolonger notre séjour en nous dirigeant vers la ville de Saarbrücken (Sarrebruck) où nous avons ensemble de bons souvenirs depuis plusieurs années.

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En réalité, j’ai vécu ce séjour comme un bond dans le temps. Mais plus qu’un bond, il s’agissait en réalité d’un « pont » : un lien intime entre le vécu passé et le moment présent. Comme une boucle bouclée. Comme un pont qui vous permet de traverser une rivière, celui-ci me permettait de retrouver une partie de moi-même qui sommeille, avec les yeux et l’expérience d’aujourd’hui !

La chanson fait donc référence aux « grandes odyssées », aux « rêves » d’antan. J’y évoque les collines des Ardennes (montagnes dans les cieux), les villes à la tombée de la nuit, l’eau, les statues,… Autant d’éléments qui imprègnent mon inspiration tout au long de l’année, d’autant plus dans ce genre de moment très inspiré !
Cela a été un grand bonheur de pouvoir interpréter cette chanson en public, en accompagnant mes élèves !

 

Back to live sessions

Deux ans se sont écoulés depuis mes dernières sessions live.
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(mise à jour disponible en fin d’article)

1704QG_2J’avais pris pour habitude dès 2014 jusque fin 2015 de faire régulièrement des sessions musicales en ligne, sous forme de webradio (diffusant uniquement le son). Je branchais mon matériel et je jouais en direct pour quelques fans sur internet. En général je faisais ça le vendredi soir, c’était une belle manière de passer un moment musical simple et authentique, fait de covers et de morceaux personnels.

L’apogée de ces séances a été le printemps 2015, où j’ai joué 3 sessions particulièrement remarquées, chacune suivant une thématique différente, et qui ont été compilées sur un CD.

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Ces pièces d’une dizaine de minutes proposaient une semi-improvisation avec des thèmes musicaux à peine répétés 1 ou 2 jours à l’avance, que je jouais ensuite sans filet et en direct, en utilisant plusieurs instruments (guitare, percus, synthé,…) et des boucles d’enregistrement (live looping) pour construire le morceau. Il y a donc eu :
– la « Celestial Session », à l’atmosphère énigmatique, inspirée par l’infini de l’espace, aux sonorités aériennes
– la « Dancing Arabesques », au parfum d’Orient, invitation au voyage, envoûtante
– la « Vintage Session », plus rock et rétro, une impro bluesy poussièreuse

Ces sessions se sont espacées par la suite puisque je devais me concentrer sur la réalisation et la sortie de « Utopia » à la fin de l’année 2015.
Suite à mon déménagement, j’ai été occupé à développer mon projet musical et mes cours de musique à Arras, je n’ai pas repris les sessions en 2016 ni 2017…

…mais voilà, je suis de retour avec l’idée de proposer une session live par mois, désormais avec la vidéo !

Dans les coulisses de la première séance qui a lieu ce soir (29.09.2017), la simplicité Capture de 2017-09-27-191314.webm - 1.pngvoulue (configuration acoustique guitare + voix) cache une bonne préparation. J’ai du répéter 2 morceaux perso dans un arrangement spécial acoustique : Urbana (2015) et Un Pont dans le Temps (2017) ainsi que deux covers (Paradise Lost – This Cold Life et The Cure – Friday I’m in Love). Maitriser au mieux les paroles ainsi que la guitare, pour des musiques que l’on ne joue pas tous les jours, ce n’est pas si simple.
Côté matériel, la configuration a été réfléchie. Le micro chant est relié à une pédale TC Helicon T1 pour égaliser et compresser la voix. La guitare part vers un préampli (Art Tube MP) puis un compresseur (Boss CL 50). Le tout va vers un pseudo égaliseur (BBE Sonic Maximizer) et une reverb (Lexicon MX 200). Pour la vidéo, une petite webcam HD Logitech.
Reste maintenant à proposer une prestation convaincante, venant du coeur, la plus naturelle possible, et dans une atmosphère sympa et décontractée !
Facebook live session 29 Sept 2017 tracklist :
– Aftara « Urbana »
Paradise Lost « This Cold Life »
The Cure « Friday I’m in Love »
– Aftara « Un Pont dans le Temps »

[Mise à jour 06/10/17]
La session live devant se dérouler le 29/09 n’a pas été une réussite.
En effet, tout semblait se dérouler correctement mais des spectateurs ont rapidement signalé des problèmes de vidéo et de son. La vidéo ramait, le son était sans cesse coupé. De plus, au cours du troisième morceau, la diffusion s’est tout simplement arrêtée.
Irrité et frustré d’avoir travaillé toute la semaine pour rien et de ne pas pouvoir offrir une séance correcte, j’ai pris le temps de la réflexion pour annoncer la reprogrammation de la session le 06/10, en mettant de côté la vidéo live pour revenir à la webradio (uniquement le son). Simple mais fiable !

Bienvenue, Automne

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Ah, cette saison… L’aimez-vous ? [translate this article at the bottom of the page]

Il y a deux périodes de l’année qui m’inspirent particulièrement dans ma musique et plus généralement dans la vie : le printemps et l’automne.

On retrouve là ces fameux contrastes que j’affectionne tant : printemps (renaissance) / automne (déclin). On pourrait aussi citer ville / campagne, ombre / lumière, bruit / silence, agitation / calme, etc…

Cette inspiration se traduit dans ma vie par une envie de découvrir, de créer, d’aller de l’avant, une sorte de souffle nouveau, quelque chose qui me dépasse.
Dans mon activité artistique, c’est un moment propice à créer des mélodies lyriques, héroïques, mélancoliques, à me lancer dans de nouvelles idées, à enregistrer tout ça rapidement, pour saisir l’instant.

L’automne, pour moi, évoque ce curieux mélange de ville et de nature, où la nuit redevient reine avec les lumières du soir, le soleil et les feuilles mordorés, l’odeur du feu de cheminée. Cela me rappellera toujours les collines d’Alsace et ses villages nichés, souvenir d’adolescence où les émotions sont exacerbées, ou encore la mer que les touristes délaissent, qui se fait plus sauvage. Le retour à soi, le chez-soi.

Il y aura toujours quelque chose d’automnal dans ma musique écrite à cette période. A travers la mélancolie, l’introspection, les contrastes, une certaine atmosphère. Quelque chose de fragile, un signe des temps qui changent.

Bienvenue, Automne.

Et vous, cette saison vous émerveille-t-elle ou vous donne-t-elle le cafard (ou encore les deux à la fois ! )  ?

crédit photo https://pixabay.com/fr/allemagne-coucher-de-soleil-2064517/

Mon parcours vers l’auto-production

selfieJ’aimerais démarrer ce blog en faisant rapidement le tour du matériel de production que j’ai à ma disposition. [translate the article at the bottom of the page] J’accorde beaucoup d’importance à mon indépendance en matière de production musicale. Je tiens à avoir tout le nécessaire pour produire la musique, et ce depuis mes premiers pas dans la création musicale.

Depuis plus de 10 ans, je rassemble du matériel de home-studio afin de toujours améliorer ma configuration et d’être capable d’enregistrer mes compositions, en toute indépendance.

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Tout a commencé en 2004 quand j’ai acheté mon premier enregistreur : le Zoom PS-04, un 4 pistes numérique. Cette configuration était très rudimentaire, je branchais simplement la guitare sur l’enregistreur, puis un micro pour le chant. Une solution nomade très rapide, que j’ai utilisé pendant quelques années et qui m’a beaucoup appris.

 

J’ai ensuite (2009) upgradé vers le Zoom HD 16 pour obtenir 16 pistes d’enregistrement. J’ai utilisé exclusivement cette unité tout-en-un jusque récemment (2013). Cela me permettait de me passer d’ordinateur durant tout le processus d’enregistrement. Je n’avais en réalité pas trop envie de me plonger dans le monde des plugins, et je tenais à avoir un outil complet, simple et rapide.

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Puis j’ai voulu améliorer ma section mixage/mastering, en misant sur le « hardware », c’est à dire les vraies machines, et non sur les plugins, qui se développaient de plus en plus. Mais les machines c’est plus vivant ! J’ai trouvé des égaliseurs Rane, un compresseur multibande et un préampli à lampes Behringer, associés à une petit reverb que j’avais déjà. La station de travail que j’ai aujourd’hui commençait à prendre forme.

 

Enfin, dès l’année dernière, j’ai eu la chance de pouvoir investir dans un peu de matériel pour mon anniversaire. Il y a eu cette trouvaille sur internet : le Vitalizer Stereo Jack de chez SPL, embellisseur sonore qui donne une touche finale à mes morceaux en élargissant la stéréo et en enjolivant les fréquences basses et aigues grâce à un procédé mystérieux. Je voulais également avoir à disposition un petit delay purement analogique et j’ai choisi la petite pédale Behringer Vintage Delay. Il y a aussi cette réverb de chez Lexicon, la MX 200, les simulations de cette marque sont très réputées, elles confèrent une ambiance au chant, aux guitares, aux percussions,… Une résonnance rétro, une ambiance cathédrale, tout est possible. Enfin, récemment, j’ai aussi trouvé le cousin du SPL dans un magasin d’occasion, le Sonic Maximizer de chez BBE, qui ressemble au SPL mais qui agit grâce à un procédé différent. C’est tout ce matériel qui permet aujourd’hui d’avoir ce son là.DSC_0956

J’ai du investir dans ce que l’on appelle un patchbay afin de brancher tous ces appareils en face arrière et pouvoir me connecter directement à eux en façade. Et un support de micro à fixer sur la table pour éviter de laisser traîner un pied à terre.
Tout ce beau monde est relié à une interface audio USB Behringer pour faire transiter le signal vers le logiciel d’enregistrement libre Ardour, permettant ainsi de mélanger l’univers du matériel « physique » et l’univers du numérique… et d’utiliser quelques plugins !

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Je ne compte pas m’arrêter là et je suis toujours à l’affût d’une occasion à saisir, toujours avec l’objectif d’avoir la meilleure solution de production à disposition.