Je profite de ce jour de St Valentin pour partager avec vous ma vision du romantisme, car le contexte nous fait voir ce mot un peu partout.
Mon talon d’Achille, ma “Belle et la Bête”.
Une vision qui me poursuit depuis fort longtemps, qui a accompagné mes débuts dans la création musicale, à l’adolescence (forcément !).

Alors, je le dis tout de suite, je ne vais pas vous parler de prince charmant et tout ça, ou de romantisme édulcoré et commercial qui inonde malheureusement notre “culture”.
Non, ce qui m’intéresse surtout, c’est le romantisme “historique”, celui dont la définition de Wikipédia me plaît beaucoup :

Caspar_David_Friedrich_-_Wanderer_above_the_sea_of_fog-wpLe romantisme est un mouvement culturel apparu à la fin du XVIIIe siècle en Allemagne et en Angleterre et se diffusant à toute l’Europe au cours du XIXe siècle, jusqu’aux années 1850. Il s’exprime dans la littérature, la peinture, la sculpture, la musique, la politique et la danse et se caractérise par une volonté de l’artiste d’explorer toutes les possibilités de l’art afin d’exprimer ses états d’âme : il est ainsi une réaction du sentiment contre la raison, exaltant le mystère et le fantastique et cherchant l’évasion et le ravissement dans le rêve, le morbide et le sublime, l’exotisme et le passé, l’idéal ou le cauchemar d’une sensibilité passionnée et mélancolique. Ses valeurs esthétiques et morales, ses idées et thématiques nouvelles ne tardèrent pas à influencer d’autres domaines, en particulier la peinture et la musique.

Et quelle définition ! On est loin de la caricature du bouquet de fleurs ou de se limiter à quelques mots doux. Non, c’est un état d’esprit profond, qui mêle une vision esthétique du monde à des ressentis intérieurs, une exaltation, une transcendance du réel pour l’amener sur un plan plus “sacré” en quelque sorte. Une évasion mentale digne des poètes maudits !

Au début de l’article, je parlais de cet état d’esprit comme d’un talon d’Achille, ma “Belle et la Bête”. Disons que depuis que je m’intéresse aux philosophies d’Extrême-Orient (bouddhisme, zen, taoïsme,..), j’essaie de me détacher du trop plein d’émotions qui nous gouverne et nous rend esclave, avouons-le. L’idée étant de faire le tri afin de devenir plus sensible à la globalité, à la réalité du monde tel qui s’offre à nous dans toute sa diversité.
Relativiser le sentimentalisme exacerbé des choses, si propre à nos habitudes culturelles, mais qui nous rend malheureux. Car nous sommes toujours à fleur de peau, notre esprit est sans cesse assiégé car nous nous attachons à tout et baignons dans le pathos dans beaucoup de situations.

Mais reste ce sentiment puissant, que je ressens au fond de moi en tant qu’artiste et en tant qu’humain. Et cela a commencé à l’adolescence en me promenant dans les parcs au printemps, puis en écoutant de la musique qui transmettait des émotions qui élevaient mon esprit vers “autre chose”, car il y a quelque chose de sacré dans cette beauté du monde.
Qu’il faut, je crois, élargir à toute chose.

Alors fêtons le romantisme, les ami(e)s, et essayons de voir la beauté du monde !
Pour conclure et accompagner tout ça, une musique absolument magnifique :

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